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RDC : Acacia Bandubola plaide pour des investissements dans le secteur des hydrocarbures

En marge de la 5ᵉ édition de la Semaine africaine de l’énergie (Africa Energy Week), organisée du 12 au 16 octobre 2026 en Afrique du Sud sous le thème « Façonner l’avenir de l’énergie africaine », la République démocratique du Congo (RDC) met en avant son potentiel pétrolier et gazier pour attirer davantage d’investissements dans le secteur des hydrocarbures.

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Présente à ce rendez-vous réunissant décideurs politiques, bailleurs de fonds et acteurs majeurs de l’industrie énergétique, la ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, a défendu, mardi 13 octobre, la vision du gouvernement congolais en faveur d’un secteur plus attractif, compétitif et propice aux investissements.

À la tête d’une importante délégation congolaise, elle a porté les ambitions du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, mises en œuvre par le gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.

Devant les acteurs de l’industrie énergétique internationale, Acacia Bandubola Mbongo a présenté la RDC comme une destination d’investissement à fort potentiel, au-delà de sa réputation de « scandale géologique ».

Avec des réserves pétrolières estimées à plus de 22 milliards de barils, selon les données avancées par le ministère, le pays entend valoriser ses blocs ouverts à l’exploration, notamment dans la Cuvette centrale, les bassins de la branche occidentale du Rift est-africain, dont les grabens du Tanganyika et de l’Albertine, ainsi que le bassin côtier de la façade atlantique.

Pour renforcer la confiance des investisseurs, la ministre d’État a mis en avant l’opérationnalisation de la Banque nationale des données pétrolières, destinée à centraliser, conserver et sécuriser les informations géologiques du pays.

La révision de la loi n° 15/012 du 1ᵉʳ août 2015 portant régime général des hydrocarbures figure également parmi les réformes envisagées.

L’objectif est de mettre en place un cadre juridique et fiscal plus lisible et incitatif, tout en renforçant la protection de l’environnement et la participation des entreprises et des compétences nationales au développement du secteur.La modernisation des infrastructures constitue un autre enjeu majeur.

Face à une consommation nationale de carburants estimée à plus de 600 000 mètres cubes par mois, la RDC recherche des partenaires capables d’accompagner l’amélioration de sa chaîne logistique, l’extension du réseau de pipelines, l’augmentation des capacités de stockage et le développement du raffinage local.

Les pôles économiques du Grand Katanga, du Kongo Central et de Kinshasa figurent parmi les zones stratégiques concernées par ces perspectives d’investissement.

Pour les autorités congolaises, le développement du secteur des hydrocarbures ne se limite pas à l’exploitation des ressources naturelles.

Il s’inscrit dans une ambition plus large de transformation locale, de création d’emplois durables et de renforcement des compétences nationales.

À travers sa participation à Africa Energy Week 2026, la RDC entend ainsi convertir son potentiel pétrolier en opportunités concrètes d’investissement et de développement.

L’enjeu est désormais de traduire les réformes annoncées et les partenariats recherchés en projets capables de renforcer la sécurité d’approvisionnement du pays et de contribuer à son développement économique.

Joseph tsuekila

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